AmourPoèmes

Magnétique

Madame, je vous attendais.
Nous étions ensemble à deviser,
J’aimais entendre et participer
Á leur légèreté profonde,
Mais une partie de moi vous recherchait.
Et j’ai cru vous voir, à la fois vous et une autre.
Vous m’avez regardé,
Sans sourire il me semble,
Et vous nous avez rejoints.
Vous vous êtes assise entre eux et moi,
Sous le soleil rasant de cette fin d’après-midi,
Mêlant aux nôtres votre présence.

Vos cheveux ramassés en chignon-sauvageon,
Très haut sur la tête, avait changé votre être,
Comme si, cessant de cacher votre visage, ils le révélaient.
Vous étiez magnétique.
Vous étiez magnifique.
Vous étiez magique.
Vos yeux brillants rendus encore plus clairs sous la lumière,
Votre léger maquillage,
La finesse de votre visage,
Votre bouche dessinée,
Votre chaud sourire….
« C’est un cliché de l’écrire, mais c’était exactement ce que je ressentais : je restais sans voix. »
Ébloui par ce qui émanait de vous.
Votre nouvelle coiffure actait ce que vous étiez devenue,
Soulignait votre mue.
Vous étiez sortie chatoyante de votre chrysalide,
En plénitude, en confiance, en maturité.
J’ai pensé que je ne méritais pas la chance que vous m’aimiez.

J’ai tenté de dissiper ma gêne,
Aiguiller les conversations,
C’était aisé, ils s’y prêtaient sans peine.
Et tout au long de ces échanges, j’essayais de ne pas trop vous regarder,
Mais votre attirance m’était si forte que j’ai osé,
De mon genou, légèrement le vôtre, toucher.
Nous avons beaucoup parlé, un peu ri, l’heure avançait,
J’étais sur mes gardes et j’enviais votre naturel.
Et quand il a fallu se séparer, je me suis dit qu’il était impossible
Qu’ils ne ressentent pas que nous nous aimions.
D’un amour passion.

Les heures ont passé,
Au plus profond de la nuit je vous veille,
Votre présence m’est encore si forte,
Qu’à étendre le bras, je pourrais vous toucher,
Mais je ne voudrais point troubler votre sommeil.
Madame, je vous le dis encore,
Je vous aime.